27 avril 2008
Polnareff, La mouche 3
Michel Polnareff est surnommé par ses fans, et par lui-même, "L'amiral". Olivier de Kersauson, navigateur et pilier des "Grosses têtes" de Philippe Bouvard sur RTL est aussi surnommé "L'amiral" (en l'occurence, c'est plus "L'ami râle" que "L'amiral" mais bon, ne compliquons pas).
Marrant ce paradoxe, alors que c'est le premier qui a sa place au panthéon des grosses têtes. "Je vois quelques moussaillons dans l'assistance, l'amiral vous salue", lâchait Polnareff à ses fans agglutinés dans le parterre du 14 juillet 2007 à Paris, lors de son grand concert télévisé. Il paraît que ce sont ses fans internautes qui lui ont trouvé le surnom de "L'amiral". Ces fans doivent le trouver drôle. Ou bon navigateur. Les fans savent tout. Il faut dire qu'effectivement, naviguer à vue depuis quarante ans avec le même répertoire et le même concept de l'artiste venu d'ailleurs (d'une série Z par exemple), à l'humour venu d'ailleurs, tient de l'exploit. De plus, sans Polnareff, nous n'aurions pas Obispo. C'est drôle non ? Après tout, un éléphant accouche d'un éléphant, il est normal qu'un Polnareff accouche d'un Polnareff.
Ce que Polnareff ignore probablement, c’est que Nicolas Sarkozy l’a choisi pour représenter la France au grand concert du 14 juillet uniquement parce que son ami Johnny était indisponible (pour cause d'enregistrement de son album blues aux Etats-Unis).
Commentaires
Gué Guerre
"Après tout, un éléphant accouche d'un éléphant, il est normal qu'un Polnareff accouche d'un Polnareff."
Lol, on pouvait pas dire mieux pour comprendre la gué guerre Obispo/Polnareff (il faut tuer le père ?)
C'est vrai qu'il y a un peu de ça. J'ai l'impression qu'Obispo doit regretter d'avoir consacré autant de place à Polnareff dans son oeuvre (son deuxième album et le double studio/live "Fan") depuis la guéguerre survenue avec le retour sur scène de Polnareff (qui semble ne pas voir d'un bon oeil Obispo). On a vu les piques qu'ils se sont lancés : "Je ne peux pas faire mon Polnareff, je ne suis pas assez gros pour ça" (Obispo) et l'histoire de la liste noire à l'entrée des concerts de Polnareff (qui, même si elle n'a pas existé, en dit long sur la guerre psychologique qui peut régner dans le milieu). Alors il faut tuer le père, mais il faut aussi tuer le fils on dirait. Oedipe et Freud sont largués par Obispo et Polnareff.
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