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Notes personnelles

21 avril 2009

Bertrand Cantat, un destin choc

Un certain Pierre Mikaïloff sort une biographie cette semaine : "NOIR DESIR, Bertrand Cantat, un destin rock". Difficile de faire plus putassier. Pourquoi mentionner le nom de Bertrand Cantat au milieu du titre ? A l'attention des amateurs de sensations fortes (plus que de musique) qui ont découvert le chanteur à travers le drame de Vilnius ? Ce n'est pas rendre service à Cantat que de le créditer d'un destin rock. Et ce n'est pas servir la cause rock non plus. A quand "Marie Trintignant, un destin pop" ?

Le mot rock est devenu un faire-valoir pratique dont on ne connait plus très bien la signification, sauf que son esprit subversif, son côté couillu, sa noblesse et sa sincérité immanentes s'évanouissent progressivement au fil de ses utilisations indécentes. Il suffit d'écouter les radios autoproclamées "rock" pour s'en convaincre. On ne peut pas parler de destin rock pour une vie entachée par un meurtre. Jim Morrison a eu un destin rock, pas Bertrand Cantat. Il n'est plus possible depuis 2003 d'écrire un bouquin à la gloire de Bertrand Cantat, contrairement à ce qu'indique le livre de Mikaïloff. Et pourquoi pas "Phil Spector, un destin Wagnérien" tant qu'on y est ?

"Bertrand Cantat, un destin de petite frappe", "Phil Spector, un destin de trou de balle" seraient des titres tout aussi indécents, mais qui présenteraient au moins l'avantage d'être plus rock !

 

 

 

 

Posté par batailleseb à 08:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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